Nouvelles notes
Bwahaha les gens, je viens d'avoir deux notes qui me manquaient, 15 en linguistique et... 16 à mon oral de civi/litté (que je pensais évidemment avoir planté ^^). Résultat, j'ai pas une note en-dessous de 15 à mon M2 d'anglais (et encore, le 15 en question va se compenser avec un joli 17 en histoire de la langue)... Mais cette année.
Je vais en gonfler pas mal, à râler, mais tant pis : j'ai eu "que" 12,875 à l'UE de traduction/grammaire (grammaire+version+thème+traduction à vue + debating society) que j'ai passée l'an dernier, sans aucun cours ni idée de ce que je devais faire. Enfin, la traduction ça allait, mais la grammaire type concours, avec des attentes bien précises, sans bien sûr aucune âme charitable qui aurait répondu à l'email de Barbara S. demandant à la promo si quelqu'un avait des cours, j'en ai bavé (et j'ai eu 10).
Donc c'est dommage, ça va me plomber la moyenne, et goodbye mention TB à mon M2. Vous allez me dire, de quoi je me plains, franchement ? Allez, je vais fêter ça avec.... une infusion de thym, je suis malade comme un chien =(
A NATION OF SHEEP DESERVES A GOVERNMENT OF WOLVES.
Vous allez être contents, j'ai matière à râler, mais cette fois-ci, ce sont vos libertés individuelles qui sont en jeu (du coup, vous devez être moinos contents... mais je lâche les futilités pour quelques minutes).
Je me contente en général d'observer ce qui se passe (oui, euh, bon...pas trop en fait...), mais j'ai songé que ce qui va suivre impliquait les intérêts de tous, les vôtres notamment, utilisateurs du net - puisque vous êtes là.
Après le "buzz" créé par la disparition impromptue de Megaupload, ce qui, j'en conviens, est désagréable, je constate que le monde continue de tourner et que chacun, ayant trouvé d'autres moyens, semble avoir déjà oublié qu'il regardait des séries en streaming sur Megavideo.
Cela étant, pendant que l'on s'obstine à regarder les miettes de gâteau qui tombent sur le tapis ("rhô zut, une carpette toute neuve"), je pense que l'on oublie que ces miettes ne sont qu'un symptôme du monstre répugnant qui dévore vos biscuits au-dessus de la maison, en faisant un tel raffut qu'il est difficile de passer outre, mais, pauvres êtres humains que nous sommes, habitués à regarder vers le sol, nous oublions parfois de lever les yeux pour avoir une vision plus globale du tableau.
(Elle est cool, ma métaphore, hein ? *crunch crunch crunch*)
Je disais donc, alors qu'un petit désagrément vient de nous tomber sur le coin de l'oeil ("le monstre a mangé Megauploaaaaaad"), on oublie qu'un énooooooooorme (je le mets en grosses lettres pour bien transmettre l'énormité de la chose -et puis parce que je trouve ça rigolo) et terrible cataclysme est sur le point de nous anéantir à tout jamais, nous et notre liberté d'expression (somme toute déjà remise en cause, mais dde manière un peu plus subtile et moins... brütale, dirons-nous) chérie.
Venue des profondeurs des abysses, cette abomination a un nom : Cthulhu ACTA. Avec un A comme Abomination.
(Voyez, j'ai quand même un peu d'humour, au fond).
ACTA, c'est quoi ? Vous allez me dire, une énième loi sur la propriété intellectuelle sur Internet, tout le monde s'en fout, Hadopi a prouvé que c'était des cacahuètes et qu'on ne contrôlerait jamais le net. Que nenni, nos gouvernements ont plus d'un tour dans leur sac Vuitton, cette fois, ils ont décidé de s'allier. Les dirigeants de tous les pays "développés" (si "industrialisation suivie de désindustrialisation" veut dire crise, bien entendu, mais je vais parler selon nos critères d'Européens ethnocentrés pour faire simple) ont décidé il y a un bout de temps de signer une loi internationale sur la protection propriété privée sur Internet. Pour contrer les méchants pirates comme vous et moi, comme d'habitude - alors qu'eux détournent des fonds et s'en collent plein les poches sur notre dos, mais ça n'est pas le sujet ici - or is it?
Bref, le point fort d'ACTA, c'est qu'elle arrive juste après que le gouvernement américain a renoncé à deux lois anti-piratages locales (SOPA et PIPA), et que donc on se dit que c'est gagné. En fait, à côté d'ACTA, SOPA peut aller se rhabiller.
Donc, ouais, déjà, ACTA = GLOBAL.
SOi-disant contre la "contrefaçon" (le "C" étant pour "counterfeit", à savoir contrefaçon) - qui est bien entendu une IMITATION d'un original, donc concept complètement différent de la copie à visée de partage.
Avec ACTA, le partage de toute information copyrightée devient interdit, et passible d'amende, de prison et de coupure de votre connexion à Internet. Mais il ne s'agit pas uniquement des sites publics. Votre Fournisseur d'Accès Internet aura l'obligation légale de jouer les flics et d'avoir accès à TOUTES VOS DONNEES CONTENUES SUR INTERNET, y compris les données dans les sites supposés "privés". Le droit, l'obligation même, de lire vos e-mails, vos messages privés Facebook, tout ce que vous croyiez à l'abri ne le sera plus. Et tout échange de contenu copyrighté sera sévèrement puni - et pas uniquement pour le peer-to-peer ou le téléchargement illégal.
Exemple : vous postez sur Facebook, ou vous envoyez par message privé à un ami, une vidéo de vous en train de chanter Symphony of Destruction (chanson au hasard ^^) = vous allez en taule, parce que c'est du contenu copyrighté. En gros, avec ACTA, TOUT, absolument tout, est passible de poursuites, donc coupure de votre connexion internet, amendes etc. Et non seulement tout peut être vu comme une infraction, c'est surtout que tout ce qui est personnel l'est aussi. ACTA met la police dans votre maison 24h/24.
Autre exemple, vous envoyez une photo de vacances par e-mail. Sur l'une d'entre elles, on voit le logo d'une quelconque marque connue => hop, amende/prison (rayez la mention inutile).
Voici une vidéo qui vous expliquera sans doute mieux que moi (et en français^^) la menace véritable qu'ACTA représente :
[faites tourner] ALERTE CITOYENNE: NON À ACTA STOP AU KRAKEN
Et un article ICI sur les conséquences potentielles d'ACTA, ainsi que le SITE OFFICIEL anti-ACTA.
Sérieusement, on a très chaud aux fesses. Quand la loi sera passée, il sera trop tard. Signez la pétition, appelez vos députés européens, maires, je ne sais quoi, mais si on ne fait rien, on va se retrouver dans 1984, le vrai de vrai. Ou en Chine. Et avec une censure constante d'Internet, il sera bien plus difficile de contrer quoi que ce soit. Spread the word. Et si vous n'avez rien à vous reprocher, réfléchissez-y à deux fois : cela veut aussi dire que vous n'avez rien à perdre à défendre le principe de liberté d'expression.
... They lived and they died, in the Millenium of the Blind....
Notes...
C'est désormais officiel, j'ai absolument TOUT EXPLOSE aux examens ^^ Quand la prof m'a parlé de "fausser les moyennes", je me suis demandé ce qu'elle voulait dire par-là... Eh bien voilà :D
(Il manque encore la note de civi/litté de tronc commun, j'éditerai l'article au fur et à mesure - et surtout je vais éviter de me réjouir trop vite).
Historiographie : 18/20
Littérature (Option Recherche - le truc sur l'ekphrasis que je pensais avoir réussi moyennement) : 17/20
Quant à l'espagnol, j'ai réussi à claquer un joli 14,5/20 au commentaire sur le poète des années 30 Miguel Hernandez (matière que je ne voulais surtout pas voir sortir au tirage au sort, et un poème extrait d'un recueil que je n'avais pas bossé...).
Tadaaaaaaaaam !
Death Stars on Horizon, Lightning and Rain...
De retour de Paris - j'ai laissé l'Elfe à la Gare du Nord ce matin, sniff ! Du coup, nous avions réservé un hôtel dans le 16ème pour la nuit précédente, un trois étoiles à 75 Euros au lieu de... 259 (période creuse => Offre spéciale pour hier soir), donc on a bien profité de notre super salle de bains avec jets massants et des fauteuils Louis XVI installés au milieu de boiseries et de tapisseries du Moyen-Âge... On faisait un peu aliens, vu la faune qui fréquentait l'endroit (et le réceptionniste stéréotype), mais tant pis !
Ce n'est jamais très joyeux de quitter l'Elfe, mais au moins, je sais que cette fois-ci, nous ne serons séparés que trois semaines - J-23 avant mon retour en Albion.
Demain j'ai 4 heures de cours avec des L2, mais apparemment il y a un problème d'emploi du temps, ça "n'arrange pas" les étudiants de venir le mardi après-midi, du coup, comme je me partage les cours avec deux autres collègues, ça sent le plan où je vais devoir venir toutes les semaines pour deux heures de cours au lieu des six avec 4 heures de cours =/ Je vous rappelle que Verdun-Nancy, c'est 4 heures aller-retour, donc franchement, vu ce qu'on me paye, et vu le prix du billet de train, je trouve ça absolument dégueulasse de me faire venir pour deux heures... On verra selon ce que les étudiants disent demain...
Au rayon "futilités", il va vraiment falloir que j'aille chez le coiffeur, plus mes cheveux poussent et plus le désastre capillaire (dû uniquement à mon imbécillité chronique, cela va sans dire) est apparent, à savoir que, suite à un moment où je me suis prise pour Edward Scissorhands, le côté droit est bigrement plus court que le gauche. Et plus ils poussent, plus ça se voit. Vous ajoutez à cela que la masse de cheveux que j'avais perdus vers Avril-Mai 2010 (le "choc émotionnel", dirons-nous), commence à atteindre une taille vaguement décente, j'ai l'air d'un épouvantail. Je vais donc devoir me résoudre à confier ma tête à un professionnel. Je vais lui apporter une photo de Dave Mustaine en lui disant "pourriez-vous me faire cette coupe ?", ça va être drôle.
Exam time
J'ai apparemment été du tonnerre de dieu à mes examens (enfin, je n'ai pas encore les notes). Tout ou presque a été absolument excellentissime - sauf peut-être l'espagnol - laissez-moi donc vous en faire le détail (vous n'êtes pas obligés de tout lire).
Civilisation (Option Recherche) : mon premier examen, à Metz, après avoir entrevu Marianne et l'avoir saoûlée avec mes manières exacerbées de gerbille en examens, je suis tombée sur le sujet qui me faisait le plus peur : l'historiographie. Et au final, Mme G. (qui faisait le cours de civi à Metz) n'a pas été avare de compliments, m'a dit que j'avais même pointé du doigt des paradoxes dans le texte qu'elle n'avait pas vus, et m'a félicitée pour mon "talent pour la recherche", en me disant que ce serait dommage de ne pas faire un doctorat avec mon potentiel. Ca commençait très fort.
Le lendemain : écrit du master d'espagnol, et le tirage au sort entre les 3 matières (dont je ne pouvais blairer aucune, c'était soit l'Espagne médiévale, soit de la rhétorique, soit Miguel Hernandez, de la poésie des années 30 - moi qui aime la poésie, je hais ce gars qui n'est somme toute qu'un péquenot qui se prenait pour Garcia Lorca si vous voulez mon avis). C'est bien évidemment sur le fameux poète que c'est tombé, un commentaire composé en DEUX HEURES d'un poème de 65 vers - du foutage de gueule si vous voulez mon avis, sans traîner j'ai à peine eu le temps de finir et encore moins de me relire - nous verrons =/
Ensuite, la littérature option recherche : encore un tirage au sort entre le cours de Nancy et le cours de Metz - et encore une fois tombée sur celui que j'appréhendais le plus : "les outils théoriques de la recherche critique en littérature" (Nancy). J'aurais bien évidemment souhaité tomber sur les théories critiques de la littérature post-coloniale, mais on n'a pas toujours tout ce qu'on veut ^^ Mon sujet était un extrait d'une nouvelle de Nabokov, assorti de la question suivante : "Analysez la notion d'ekphrasis dans ce texte". Fichtre... Je ne pensais pas avoir cassé des briques, loin de là, comme j'étais limitée à l'ekphrasis j'ai pas pu placer tous les merveilleux concepts théoriques, les Derrida, les Foucault, les Barthes, etc, que je m'étais farcie.
Puis l'exam de linguistique, que sans doute j'appréhendais le plus, en fait c'était comme sur des roulettes de skateboard - tombée sur le texte que je "maîtrisais" le mieux : la linguistique du capitalisme et les liens pouvoir/langage. Le prof avait l'air très content, on a même parlé de l'hégémonie de la finance et de la façon dont c'était présenté dans la langue... J'ai réussi à citer plein d'auteurs qu'on n'avait pas vus en cours, il avait l'air heureux ^^
Et pour finir, l'exam combiné de civi/litté (du tronc commun cette fois)... Je suis tombée sur.... Le Manifeste du Parti Communiste (je vous entends dire "ça lui va bien, tiens"). Le principe de l'exam était de relier ce texte à d'autres oeuvres lues et d'analyser les concepts évoqués... Eh bien comme d'habitude, ne sachant pas faire dans la mesure, j'ai voulu relier le texte à TOUT, et au lieu de durer 10 à 15 minutes, ma présentation a duré 27 minutes, donc la discussion a duré le temps de deux questions... Les profs donnent leurs impressions à la fin de l'oral, donc j'ai eu droit à "mais ayez donc un peu confiance en vous, vous n'avez pas besoin de TOUT dire, les examinateurs sont là pour creuser un point qui n'aurait pas été expliqué - on SAIT que vous êtes excellente, votre culture est très étendue, vous êtes loin au-dessus de autres, mais la recherche c'est aussi la sélection des informations, vous ne pouvez pas TOUT dire. En plus vous êtes ouvertement stressée, on voit que vous avez peur de mal faire alors que ce n'est pas le cas, vous gagneriez à être plus confiante". Donc mitigé pour cet examen, on verra la note.
Aucune note n'est tombée pour le moment, mais des infos ont filtré : j'ai vu ma collègue (qui était ma prof au semestre 1) avec qui je me partage les cours des L2, et elle m'a dit "il paraît que tu as fait des étincelles aux examens". Moi: "ah bon, même la littérature (cf le truc sur l'ekphrasis)?", et là elle me dit : "ah oui, les enseignants étaient vraiment contents, d'ailleurs dans mon cours tu étais de loin la meilleure" (première nouvelle), et là elle me lance : "tu as même faussé les moyennes" Oo après quoi on a enchaîné sur le doctorat, elle m'a donné des tuyaux sur les (nombreux) codes officieux du monde de la recherche, la façon d'avancer ou encore les différences de démarches entre les pays... Sérieusement j'ai halluciné, je pensais avoir réussi de manière normale, mais de là à m'entendre dire que j'ai faussé les moyennes... Oumpf.
Donc voilà, en attendant les notes, ça me laisse de quoi penser ^^ En même temps, je me dis que, vu tout ce que j'ai bossé pendant le semestre, je n'ai pas volé les compliments - j'ai lu beaucoup de livres en plus sur les différentes matières et je me suis investie à fond... Mais arf, je me sens toute petite là =S
And in the end you shall see, it was all about Othala.
News from Nowhere... Il semble que ce soit le temps des moissons pour moi, bien que l'on soit plongés dans un mois de Janvier (qui, somme toute, commence tout juste à avoir des relents hivernaux, que voulez-vous, je n'ai pas la capacité de contrôler le désastre climatique). Tout cela pour dire que la vie semble être particulièrement clémente avec moi, c'est l'effet "Elfe" et ses bonnes vibrations sans doute ^^
- Je partirai comme lectrice l'an prochain : c'est-à-dire comme assistante de français, mais dans une fac, pour ceux qui ne sont pas familiers avec le jargon universitaire où les codes et les titres changent sans arrêt; et comme Nancy 2 n'avait que 3 postes, Birmingham, Liverpool et UEA (Norwich), j'ai bien entendu vu ça comme un coup du destin... Et c'est à Norwich que je pars ! J'en bondis encore partout, bon sang, je vais être EMPLOYEE par the University of East Anglia, ce qui veut dire que, non seulement je retourne "chez moi", mais en plus je pourrai bosser sur un projet de doctorat à la BU autant que je veux !!!! Aaaaaah retourner me perdre dans leurs rayons infinis, et pouvoir enfin m'asseoir près de la section "vikings" des heures durant sans culpabilité !!! Vous l'aurez deviné, mon projet de doctorat aura un lien avec la Scandinavie (quand on passe 4 ans de sa vie, voire le reste aussi, à faire des recherches, on a plutôt intérêt à choisir un sujet qui nous plaît), mais je n'en dis pas plus pour le moment, chaque chose en son temps =)
"You've been great! We've been Megadeth!"
Petit fait totalement inutile, mais bien plaisant !
Pour ceux qui ne le savent pas, je suis membre du fan club de Megadeth (ou Megafanclub^^), la Megadeth Cyber Army. Je ne suis pas branchée "fan club" d'habitude, c'est d'ailleurs le seul auquel j'appartiens, et le forum de la Cyber Army est bien le seul sur lequel je poste régulièrement ; j'étais, fut un temps, sur Les Petites Magies, sur les cosmétiques et le mode de vie naturel plus généralement... comme Stella, j'avais fini par me désinscrire, je trouvais qu'ils poussaient le bouchon un peu loin, à fabriquer minutieusement des produits alors que les matières "premières" sont amplement suffisantes. Ce forum m'a été très utile, mais disons qu'après un temps, si l'on ne veut pas fabriquer ses propres produits il n'y a plus vraiment besoin de relire toujours les mêmes posts. J'ai aussi été sur des forums d'assistants de langues en UK, mais là nous dirons que c'était surtout de circonstance.
Pour en revenir à la Cyber Army, moi qui ne suis pas très branchée forums, je pensais initialement m'inscrire au fan club, nager dans l'avalanche de cadeaux qu'on reçoit, prendre l'opportunité de rencontrer Megadeth et participer aux chats en ligne avec le groupe, sans pour autant m'investir dans le forum... et puis finalement, je me suis attachée à mes amis Droogies (c'est comme ça que Dave Mustaine nous appelle, cet homme a des références honorables, en plus), et je poste régulièrement. Nous ne sommes pas si nombreux que ça, environ 10 000, avec une énorme proportion de gens inscrits une année sans renouveler, ou ne postant pas sur les forums... On est definitely moins de 500 "habitués". En tout cas, ils prennent vraiment soin de nous.
Ca paraît ridicule et dérisoire, tout ça, au fond, on s'en balance (enfin, surtout vous !), c'était juste pour vous dire que cette semaine, Dave m'a contactée pour être Megafan de la semaine, on m'a envoyé une série de questions auxquelles j'ai répondu, et j'ai ma tronche sur le site de Megadeth. Voilà, c'est débile, mais je suis débile, comme chacun sait :D
Par contre, la réponse aux questions a été difficile. Choisir UN album et TROIS chansons préférées, grands dieux ^^
Ah, oui, et la question "depuis combien de temps êtes-vous fan de Megadeth?"... "Bah euh en fait au début je ne voulais pas écouter à cause du nom, je croyais que c'était du death bourrin et j'aimais pas ça, mais en fait c'en est pas, donc je me suis mise à les écouter tardivement comparé à d'autres groupes de metal" n'étant pas une option, j'ai mis à peu près le nombre d'années, qui ne pèse vraiment pas lourd vu mon âge ^^ La Megahonte. Mais mieux vaut tard que jamais, j'ai vu la lumière.
Vous me direz, je me suis mise à écouter Metallica encore plus tard, j'étais en première je crois et un pote de skate m'avait passé un CD en me disant "rhô faut trop que t'écoutes, c'est le meilleur groupe du monde". Je regarde la jaquette : "Metallica -St Anger". OK, je rentre chez moi, je l'écoute... pas jusqu'au bout. "Mais c'est quoi cette merde, là ? C'est ça le groupe mythique que tout le monde vénère ? Mais c'est TOUT POURRI !". J'ai donc décrété que je n'aimais pas Metallica et ce n'est que quelques années plus tard, j'ai écouté Ride the Lightning et j'ai compris. Sauf qu'ils n'ont jamais fait que 3 albums valables (pour les puristes), voire 4 (trve metalleux de base), ou 5 (si vous avez une curieuse affection pour la pop), dans tous les cas, à peu près tout mélomane qui se respecte vous dira qu'ils n'ont rien produit de bon après 1991 - donc en gros, là, ça fait au moins 20 années qu'ils auraient pu la fermer, ils seraient restés dans les mémoires comme de grandes légendes. Je vais m'arrêter avant de continuer à déblatérer sur Metallica, vous l'aurez compris, je ne les aime pas, ce sont de vraies têtes à claques qui puent le fric et se reposent sur leurs lauriers depuis plus de 20 ans. Et juste pour vous en rajouter une couche, ce sont eux qui ont amorcé l'équivalent américain de la loi Hadopi, ils trouvent qu'ils ne gagnent pas assez de thunes en faisant de la daube. Moi je dis, c'est Cliff qui aurait dû rester vivant dans le bus, former un groupe avec Dave et tout le monde aurait vécu heureux jusqu'à la fin des temps *lalalilala*
Dooooooonc, tout ceci pour dire que c'est mon quart d'heure de célébrité, filez voir ma tête sur le site. Internet, un lieu virtuel où tout le monde a sa semaine de gloire alors qu'on ne sait rien faire de ses doigts ni de son cerveau. Bon, j'arrête, ça me fait quand même super plaisir =) Et une photo que je trouve absolument magique !
Possibly asking too much...
J'avais prévu de vous faire un petit résumé de ces jours qui s'annoncent dans l'article précédent, mais je me suis laissée distraire par mes habituelles lamentations sur l'éternel combat France-Angleterre - que la France perd à peu près à tous les niveaux haha.
Dooooooonc, je disais : hier fut une journée assez stérile, puisque je me suis pointée à la fac récupérer les copies des élèves de première année - nous étions censés faire en gros une heure chacun, mais sur les 7 tuteurs nous étions 4, les autres ayant lâchement décidé de rester au chaud. Personnellement, je n'avais pas de train pour y aller plus tard ni rentrer plus tôt, donc je me suis farci la journée - mais j'ai quand même réussi à voir une amie que je n'avais pas vue depuis... deux ans (elle vit en Espagne... et la dernière fois qu'on s'était vues, c'était en Angleterre), même si l'entrevue fut courte :(
Je trouve ça ridicule de dire aux élèves d'apporter leurs copies entre 9 heures et 17 heures. On n'a récupéré que 150 copies environ, ce qui n'équivaut même pas à la moitié des élèves inscrits qui auraient dû le rendre ! Certains arrivaient à midi, nous demandaient "on a jusqu'à quelle heure ?", puis partaient le faire et le rendaient quelques heures plus tard... Les sujets étaient assez glauques, une grande majorité sur la guerre, la famine, les conflits armés, la maltraitance chez l'enfant (le sujet est libre, car ce que l'on regarde c'est la méthode de recherche plus que le sujet en lui-même)... Quelques rares sujets de littérature ou de cinéma, des perles qui nous ont bien fait rire, des sujets qui posent question... Certains devoirs excellemment écrits, du vocabulaire châtié et des expressions pointues (et utilisées à bon excient, ce qui ne gâche rien)... Malheureusement, la grande majorité ne peut même pas accorder correctement des participes passés (que j'ai personnellement appris en CE1), et dispose d'un vocabulaire qui doit atteindre les 500 mots s'ils ont de la chance. Et le pire, c'est qu'ils se croient bons.
Il y a évidemment les incorrections orthographiques, voire grammaticales, dans le very titre (le "maSacre"), ça donne le ton du devoir. Quant à ce même devoir, qui parlait du massacre de Sétif, la page de couverture était illustrée par... le Tres de Mayo de Goya. J'ai envie de dire WHAT THE FUCK? Pour ma part, ça ne va pas être compliqué au moment où je corrigerai : ceux qui ne savent pas écrire vont perdre les... trois points sur 60 de l'orthographe. Ouais, c'est pas lourd, si c'était moi qui faisais le barême, à partir d'un certain point, si ce n'est pas écrit en français correct je mets 6, comme on le fait en anglais (plus de 6 fautes tirées d'une liste de 6 fautes "graves" = 6/20). Mais, heureusement pour ceux qui veulent passer en L2, ce n'est pas moi qui fais le barême, ils ne perdront donc qu'un point, alors que j'aurai passé une heure à corriger un tissu d'horreurs de la langue française... Il est vrai que je porte peu d'affection à la France, mais je ne supporte pas qu'on massacre ce pauvre Français qui n'a rien demandé à personne.
Et je vais m'arrêter avant de déplorer l'état de notre système éducatif ultra-permissif et qui ne demande aux enseignants que de faire du baby-sitting en lieu et place de transmettre un savoir.
Vendredi : réunion pour la correction des copies.
Mardi 10 : examen d'espagnol (maudit tirage au sort entre 3 matières, c'est RIDICULE), puis oral de littérature de spécialité (parcours recherche).
Mercredi 11 : oral de civilisation (spécialité recherche)
Jeudi 12 : révisions - et arrivée de l'Elfe à la gare le soir :D
Vendredi 13 : oral de linguistique anglaise le matin, et oral "combiné" de civilisation et de littérature américano-britannique l'après-midi.
Photo : quelque part au-dessus d'Annecy, le 19 décembre 2011.
My body aches from mistakes...
Dans 10 jours, ça sera fini ! Et je n'ai pas commencé à réviser, rien, nada!
Enfin, si, en quelque sorte... Ai relu les cours sur l'Espagne des Trois Cultures ^^
En fait, je me rends compte en relisant mes cours que j'en sais déjà pas mal. Ne me comportant pas telle la zombie moyenne en classe - c'est-à-dire à noter ce que j'entends sans y réfléchir - j'essaye de faire en sorte de m'investir intellectuellement dans le cours, en y participant ou non (mais j'avoue que j'aime bien l'ouvrir, ne serait-ce que pour lancer le débat, car toute réflexion se construit non sur du par coeur bête et méchant mais sur ce qui ressort de discussions... bref). Tout ça pour dire que cette attitude paye, puisque, à l'inverse de celui qui aura eu la tête ailleurs, moi j'aurai (après un travail de préparation préalable indispensable) déjà révisé une grosse partie du cours avant même de sortir de la salle de classe. Je ne vois d'ailleurs pas l'intérêt d'aller en cours si c'est pour faire comme si je n'y étais pas - dans ces cas-là, je reste chez moi.
J'avais d'ailleurs adoré le système universitaire britannique pour cette raison : il n'y a pas autant d'heures de cours qu'en France, mais on vous demande de lire, pour de vrai^^ Entre 5 et 10 ouvrages par cours par semaine (à 3 cours, ça vous fait vite monter si vous ne vous contentez pas seulement des livres obligatoires), et les heures de cours sont beaucoup moins magistrales, au sens où le prof, toujours spécialiste du sujet qu'il enseigne (contrairement à ici, où des spécialistes de littérature se retrouvent à enseigner de la version... l'état de l'université française est sérieusement dramatique), va lancer le débat et non vous débiter des faits à apprendre par coeur et à recracher. On vous demande de lire, de pousser la réflexion en fonction de vos lectures - le but n'étant pas de parler pour ne rien dire, donc en se pointant en classe on a tout intérêt à avoir lu les livres et articles recommandés, sinon on n'a pas la base nécessaire . Alors qu'ici, on peut très bien se contenter d'aller en classe sans rien d'autre, puisque les profs vont forcément résumer les extraits à lire et vous dire ce que vous devez noter :(
Quand vous vous retrouvez dans un système où vous êtes encouragés à aller plus loin, à remettre en question tout ce qui se dit en cours à travers la lecture, ça fait sacrément drôle... et ça change des cours français, certains dictés, qu'on nous farcit encore en M2, malheureusement...
Et là encore peut se résumer le grand drame de ma vie : ne pas être née britannique.
Photo : une oubliée de Janvier 2010. J'ai du mal à m'imaginer sans les cicatrices que le Temps m'a laissées depuis. Je venais d'acheter cet appareil, reçu quelques semaines avant de partir à Oslo, et étrenné en ces circonstances. Avalon.
Tell me something, it's still "We, the People", right?
Remember a time when the trickle of water
Was streaming to hands like a diamond’s drops,
When silky grass was caressing our bodies
And our hearts were full by eternal hope.
Je ne vais pas jouer les hypocrites et vous souhaiter une "bonne année", nous savons tous qu'elle sera difficile, d'un point de vue sociétal, néanmoins. Mais, comme l'arrivée d'un nouveau chiffre sur le calendrier semble être associé à des idées de renouveau, de résolutions, peut-être est-ce l'occasion de tenter de se montrer un tantinet mois pessimiste que d'habitude ?
Parfois j'aimerais croire que tout n'est pas perdu, alors faisons comme si, for once. Le monde est en proie à des bouleversements, et il est de plus en plus clair pour tous que nous allons devoir abandonner certains modes de vie si nous voulons pouvoir un jour vivre sans la crainte de conflits pérennes pour des ressources, des territoires ou une pseudo "identité" culturelle qui n'érige des frontières que dans nos esprits. Tout est à redéfinir, à réinventer, et ce ne sont certainement pas nos leaders (officiels ou réels), ni ceux qui sont candidats à devenir les nouveaux pions de la spéculation dans plusieurs pays cette année, qui vont vous encourager à faire table rase pour construire un système alternatif crédible.
Ne laisser personne penser à ma place. Remettre en question toutes les hypothèses acquises comme d'absolues vérités. Faire du sol stable et immuable sur lequel nous nous tenons de véritables sables mouvants ; transformer les sagesses inconditionnelles en des questions sans réponse indiscutable. Recentrer mon esprit sur des problèmes un peu moins matériels. Ce ne sont pas des résolutions de nouvelle année, écrites sur un bloc-note, une demi-bouteille de champagne dans le nez, mais des principes définis après réflexion, à la lumière de mes expériences et méditations - et ainsi vouées à des métamorphoses perpétuelles.
Je vous souhaite tout ce que vous voulez ^^
Photo : Julie en prêtresse de l'Hiver, par moi =)
A Confidence Thing...
Après une longue conversation avec un ami hier, j'ai passé pas mal de temps à cogiter cette nuit, de manière parfaitement égocentrique, sans aucun doute - comme la plupart des êtres humains, j'aime à me concentrer sur moi-même, occasionnellement. Surtout, avec les années, il est toujours bénéfique de constater ses propres évolutions, erreurs de parcours, et d'en tirer des leçons. J'ai donc fait mon autopsychanalyse-sans-parler (n'est-ce-pas, Joey^^) pendant la nuit, et me suis aperçue que, s'il y a bien un domaine où j'ai gagné, c'est l'intégrité. Pas forcément l'estime de soi, car je continue de me demander pourquoi mes amis souhaitent passer du temps avec moi, pourquoi l'on m'aime, parce que si j'étais mes proches, j'aurais plutôt envie de me coller des gifles à longueur de journée. D'ailleurs je ne m'aime pas spécialement, mais je me suis finalement accommodée de ma personne, que voulez-vous, on se fait à tout. Mais ceci est un autre problème, et chaque chose en son temps.
J'ai passé mon enfance et mon adolescence entre le marteau et l'enclume, sans arrêt baladée de droite à gauche. Je ne souhaite pas spécialement rentrer dans les détails, certaines choses relèvent plutôt du divan de psy que d'un blog, mais j'ai dû mûrir assez vite (comparée à d'autres enfants qui ne se soucient pas de grand-chose, et c'est tant mieux, je ne suis pas en train de faire l'apologie des problèmes familiaux !), et, où que j'aille, je me souviens de l'étonnement des gens devant mon adaptabilité extrême - j'allais jusqu'à prendre les accents des gens chez qui je restais deux jours. Disons que j'ai compris assez vite qu'il y avait pas mal de choses qui ne tournaient pas très rond autour de moi, et qu'il fallait donc que je me fasse toute petite, afin de ne pas être un problème supplémentaire pour des proches qui en étaient déjà accablés. Elève modèle, sans doute beaucoup trop polie par peur de déranger, souvent entourée d'adultes dont je préférais la compagnie de toutes façons, j'ai appris à me comporter au milieu d'adultes dès mon enfance. Je me sentais plus à l'aise avec les amis de mes parents qu'avec leurs enfants ou mes camarades d'école, sans trop savoir ce qui clochait, ni pourquoi j'étais rejetée et bousculée sans arrêt, alors que je faisais tout pour m'écraser, m'adapter et plaire.
Et le fond du problème était sans doute là : je voulais à tout prix être comme tout le monde, ce qui ne revenait pas au même suivant la situation dans laquelle je me trouvais. Je cherchais désespérément à être serviable, parce que je croyais, stupidement, que c'était de cette manière qu'on s'attirait, pas forcément la sympathie, mais au moins un respect quelconque de la part de ses pairs. J'ai tenu à susciter l'approbation générale jusque très tard (je dirais ma vingtaine, même si vers la fin de l'adolescence je commençais déjà à comprendre le souci), n'hésitant pas à compromettre mes goûts pour faire comme tout le monde, voire à m'engager dans des actions parce qu'on l'attendait de moi, et que je ne souhaitais blesser personne. Je souhaitais juste que l'on me laisse tranquille, et croyais sincèrement que la meilleure manière d'obtenir cette tranquillité était d'acquiescer à tout, et avec le sourire s'il vous plaît.
Les années ont passé, et les choses sont allées évidemment en empirant, on commençait à me demander de "choisir mon camp", notamment dans le cercle familial, sur des faits que je ne pouvais comprendre et qui, pour être honnête, me dérangeaient foncièrement. Ce n'était pas mes histoires, et encore une fois, je ne demandais qu'à ce qu'on me fiche une bonne fois pour toutes la paix. M'enfoncer la tête dans le sable - les études, dans mon cas - m'a permis de ne pas avoir à choisir, mais ce n'est pas pour autant que je ne ressentais pas la pression qui pesait sur mes épaules, et se faisait de plus en plus intolérable avec le temps. A l'école cela ne se passait guère mieux, quolibets et rumeurs étaient mon lot quotidien. Quand, en plus d'avoir un an d'avance, d'être plutôt loin devant les autres en classe, en plus d'avoir l'air 5 ans plus jeune que vous ne l'êtes réellement, vous voulez être gentil à tout prix dans l'espoir que l'on vous laisse vivre votre vie sans vous lancer votre livre de latin à la figure, les teenagers moyens sentent un manque de confiance et s'amusent de votre façon d'encaisser sans jamais répliquer, et profitent que vous leur tendiez votre devoir de maths s'ils vous le demandent.
Sans revenir sur tout ce qui s'est passé - j'y serais encore demain si je m'y attelais - je dirais que c'est la prise de conscience, dans le cadre d'une tristesse profonde, d'une déception de la vie et du genre humain, qu'à ne vouloir blesser personne, on finit par décevoir tout le monde, qui m'a fait changer. If you don't stand up for yourself, nobody else will. C'était il n'y a pas si longtemps, j'ai décidé de ne plus compromettre mon intégrité, que cela déplaise ou non. Dire fuck à ceux qui m'ont manipulée pendant tellement longtemps et qui voudraient récupérer encore ce qui reste de moi à leur profit. Redresser les épaules et cracher au visage de ceux qui s'imaginent encore avoir une emprise sur moi, à ceux qui souhaitent m'utiliser pour faire du mal aux âmes qui sont restées à mes côtés envers et contre tout. J'ai emmagasiné tellement de colère durant des années, j'ai désormais une espèce de rage au ventre en permanence ; cruelle désillusion, lorsqu'on s'aperçoit que la majorité des êtres humains sont mûs par la jalousie et la volonté de blesser, parfois mortellement. On m'a envoyée au fond du trou, pensant sans doute que je n'en sortirais jamais, mais j'ai réussi à me faire violence pour remonter, laborieusement, jusqu'en haut de la falaise de laquelle j'étais tombée si vite. Une fois qu'on a vu la folie dans son terreau, le paysage depuis là-haut n'a plus la même teinte. Entourée d'énergies positives, de personnes qui ne me jugeaient pas négativement mais voulaient seulement m'aider, j'ai appris - j'apprends - doucement, à canaliser l'onde de destruction, à surtout ne pas la laisser me jeter à terre encore une fois. Bien sûr, cette affirmation de soi ne vient pas sans conflit, sans que les hyènes n'essayent, dans un dernier souffle, de jouer la carte de la culpabilisation, voire du chantage. Mais, croyez-moi, l'intégrité n'a sans doute jamais eu aussi bon goût.
Il était une forêt...
C'est officiel les amis, il nous reste moins d'un an à vivre ! Profitez à fond de votre dernier Noël, le glas de l'Apocalypse a sonné ! *rire gras*
Je plaisante évidemment, je trouve extrêmement drôle toute cette frénésie, bien pire que d'habitude : au journal, ils ont dit que les Français se lâchaient une dernière fois avant d'entrer dans la récession la plus terrible qu'ils aient jamais connue... Tremblez donc dans vos chaumières, pauvres larrons, profiteurs du système, chômeurs, retraités et étudiants sans le sou ! Votre situation peut encore s'aggraver, alors allez donc gaspiller et vous gaver avant qu'il ne soit trop tard !
Je n'ai pas très envie de faire un article "anti-Noël", dans le fond je m'en fiche, sauf que les "familleries" me font perdre deux jours de révisions. Ce n'est pas une fête qui compte beaucoup pour moi, mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle a "perdu son caractère premier" ou autres âneries, puisque ça n'a jamais été qu'une fête de la consommation à outrance, cela va avec la société dans laquelle nous vivons ! Ou alors, on se réfère à un 19ème siècle qu'on n'a pas vécu ? Et encore, déjà à cette époque-là on se plaignait de l'époque moderne qui ruinait l'esprit de Noël. Si cela fait plaisir, allez-y donc, franchement on aurait tort de se priver d'une occasion de bien manger. Cela m'ennuie juste d'acheter des cadeaux obligatoires pour des personnes qu'au final je connais peu et qui vont sans aucun doute détester ce que j'aurai acheté, puisque ça n'aura rien de personnel. Ahum. Escargots, saumon, me voilà, tout de même. Pas de foie gras, par contre, je n'ai jamais aimé ça, et ça m'arrange ^^ La bûche, je n'aime pas non plus (je ne suis pas branchée gâteaux), je veux juste un bouillon de cappeletti maisons de ma grand-mère, quelques tranches de saucisson et du sorbet en dessert. Voyez, j'suis pas compliquée comme nana =)
J'ai commencé à lire un ouvrage pré-commandé en Octobre (vous allez rire), c'est le nouveau bouquin de l'autre taré de Vikernes sur la sorcellerie et les mythes d'Europe du Nord. Il avait promis "pas de politique, juste des résultats de recherche", et comme je suis ouverte d'esprit (lalala *se lance des fleurs*) je l'ai commandé. Il est arrivé le lendemain de sa sortie, le jour de Yule, et... J'aurais dû me douter qu'il ne s'était pas converti en chercheur avec les années mais qu'il était resté bloqué dans son monde à la pensée unilatérale. Il demande aux lecteurs de faire preuve "d'ouverture d'esprit", tout en précisant que ce qu'il dit "ne se fonde pas sur des sources, mais sur de la logique", et que "si un professeur d'université vous affirme le contraire de ce qu'il y a dans ce livre, il aura tort". Bingo, le gars n'a pas changé d'un pouce. Cela dit, il reste un génie, et l'ouvrage est très bien écrit, et sans doute avec un fond de vérité, mais, j'imagine, à prendre comme de jolis contes plutôt que comme un compte-rendu de recherches (qui était ce à quoi je m'attendais). Les informations sont toujours à prendre avec des pincettes, s'il y a bien un truc que la recherche m'aura appris, c'est à remettre en question tout ce que je lis ou entends (mais c'est un idéal très difficile à atteindre, qui nécessite de se libérer des carcans de sa propre pensée, et je peine...). Cela dit, vraiment agréable à lire, comme on lirait un livre des frères Grimm - les "notes" de Vikernes agrémentant la lecture d'une touche humoristique (sans doute pas pour lui, mais pour moi c'est assez drôle).
Photo : vous la reconnaîtrez, elle est une modèle et une guide merveilleuse, et ces quelques jours en sa compagnie furent absolument parfaits.
Eternity Awaits.
Vomie par le TGV sur un quai de gare au milieu de nulle part, dans ma chère Meuse quotidienne, en ce 21 Morôse-Pluviôse de l'année 1 avant l'Apocalypse, je me suis fait la réflexion suivante : en réalité, ce n'est pas tant la France qui est atroce, sinon cette Lorraine que je n'affectionne nullement.
J'ai le retour mauvais, aussi mauvais que mon séjour fut idyllique, saupoudré de flocons à la symétrie idéale, arrosé d'hydromel et illuminé de promenades dans la neige, sous le sourire radieux, tantôt de l'astre du jour, tantôt de la reine de la nuit. Radieuses, surtout, ces Belles Âmes avec qui nous avons refait le monde des heures durant. Peut-être un bref résumé plus tard, ou peut-être pas - certains souvenirs sont faits pour n'être partagés qu'avec ceux qui les ont vécus. Dans tous les cas, il y aura quelques photos.
A Winter Tale
Vacances bien méritées en vue ! Encore que je ne me sente pas plus en vacances que cela... Nous étions DEUX en cours hier, à avoir bravé les éléments déchaînés (sans exagération, c'était Ragnarok dans l'Est ^^). Ca me fait rire ceux qui affirment qu'ils n'ont pas pu venir de loin avec la tempête - je suis celle qui vient du plus loin, certains vivent juste derrière la fac, faut pas pousser ! En tout cas ils ont manqué des cours très intéressants - mais, à la réflexion, ils ont aussi évité de me voir partir en crise d'angoisse au terme de réflexions métaphysiques et métalinguistiques, pendant le cours. Je n'ai pas bien compris comment c'était arrivé, sans doute le vent qui hurlait dehors pour se faire entendre de la pluie, la sensation d'être dans une sorte de chaos post structuraliste, plus aiguë que d'habitude, la vague d'émotions qui me submerge occasionnellement, où je me sens faire partie d'un Tout en train de s'effondrer. Je n'ai pas encore bien eu le temps de faire une introspection, mais une Angst générale, disons, réveillée par Michel Foucault...
J'ai réfréné ma panique pendant un certain temps (dix minutes, une demi-heure ?), très agitée, des difficultés respiratoires que je cachais tant bien que mal, puis la prof a parlé du panopticon et m'a demandé si ça allait - tout est parti en vrille. Je serais bien incapable de décrire exactement ce qu'il s'est passé, mais je me sens stupide comme tout, tout m'est revenu à la face d'un coup.
La prof est très compréhensive et s'est étonnée qu'à "23 ans, je sois déjà si pessimiste - qu'est-ce que ça sera dans 40 ans ?", mais malgré sa bienveillance, elle a dû se demander au fond d'elle-même quel genre de tarés ils laissent entrer à l'université, qui font des crises d'angoisse après 3 heures de post structuralisme, franchement.
J'ai bien entendu passé le reste de la journée dans une sorte de brouillard (celles et ceux enclins aux attaques de panique savent de quoi je parle), même si après le déjeûner et un thé aux fruits rouges ça allait franchement mieux et j'ai pu enchaîner sur l'après-midi - notre dernier cours de trois heures sur la théorie critique du racisme.
Je file à Annecy retrouver Julie, il paraît qu'il y a plein de neige, youpi ! Chez moi c'est toujours gris béton, ça va me faire du bien, une trève avant de me lancer, en rentrant, dans les révisions. J'arrive ce soir tard, ça va me rappeler la première fois que j'ai vu Julie, quand elle est arrivée à la gare routière de Norwich vers minuit et demie - la honte, j'étais bourrée - et que j'ai aperçu une petite fée qui regardait autour d'elle ! On s'est tombées dans les bras l'une de l'autre, et nous sommes parties en devisant de choses et d'autres, comme si on se connaissait depuis des années. Bref, mon train part de Nancy à 16h43 (j'aurais dû avoir cours aujourd'hui donc j'avais pris mon billet de Nancy), mais du coup les cours ont été déplacés et il faut que j'aille à Nancy - et bien sûr j'aurai 4 heures d'attente là-bas, donc j'irai bouquiner dans un bar =) J'espère qu'il y aura de la neige à Nancy, j'irai voir la Place Stan' sous la neige !
Bref, je file finir de boucler mon sac, pas d'ordi dans mes bagages, le pied ! Je rentre mercredi !
Proudly We Retuuuuurn to England's Soil!
Billets pour Albion réservés ! d'après ce que m'a dit la responsable, les cours que j'ai à donner auront lieu, soit le mardi uniquement, soit lundi et mardi - j'ai donc réservé pour le jeudi. Trajet Verdun-Meuse TGV + Meuse TGV-Paris Est + Paris-Londres en Eurostar = 66 Euros. Une affaire ! En réservant un peu à l'avance, on peut avoir de sacrées réductions, donc c'est parti, I will hit the road again in February !
En plus de cela, l'Elfe arrive le 12 Janvier (Jour de la Sainte Tatiana, patronne des étudiants, ça s'invente pas ^^) et reste jusqu'au 23, donc il ne s'écoulera même pas un mois entre son départ et mon retour ! Pas de billet de retour réservé pour le moment, j'attends de voir quand je bosse. Yeep yeep *sautille partout*






